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Comment avoir |
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Rosaire : |
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Devenir un juste puis un Saint : |
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Ciel, Purgatoire, Enfer : |
- chaos mondial
planifié, antichrist, religion unique mondiale sans
Dieu |
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- évenements : grand avertissement de Dieu, purification, chatiment |
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- prophéties pour
l'Europe et la France : révolution, Roi Henri V … |
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Les Gloires de
Marie
Saint Alphonse-Marie de Liguori
(1ère partie : commentaire du Salve Regina)
Supplique de l'auteur à Jésus et Marie, (cliquez ici pour la lire)
INTRODUCTION qu'il est nécessaire de lire (cliquez ici pour la lire)
PRIERE A
O Marie, doux refuge des malheureux pécheurs, quand mon âme
devra sortir de ce monde, je vous en
supplie, ma très douce Mère, par la douleur que vous ressentîtes en voyant
votre Fils qui se mourrait
sur
vous-même recueillir mon âme, pour la présenter au juge éternel. Ma souveraine,
ne m'abandonnez
pas. Vous devez être, après Jésus, mon appui dans ce moment redoutable. Priez
votre Fils de
m'accorder dans sa bonté la faveur de mourir en embrassant vos pieds, et
d'exhaler mon âme dans ses
saintes plaies, en disant : Jésus et Marie, je vous donne mon coeur et mon âme
CHAPITRE I : Nous vous saluons, ô
Reine, Mère de miséricorde !
MARIE, NOTRE REINE, NOTRE MÈRE
I Combien doit être grande notre confiance
en Marie, parce qu'elle est Reine de miséricorde
L'auguste Vierge Marie ayant été élevée à la dignité de
Mère du Roi des rois, la sainte Église a raison de
l'honorer et de vouloir que tous l'honorent du glorieux titre de Reine. Lire
la suite
II Combien notre confiance en Marie
doit être plus grande encore, parce qu'elle est notre Mère
Les serviteurs de Marie se plaisent à l'appeler leur Mère ;
ils ne savent même, ce semble, l'invoquer sous
un autre titre ; jamais ils ne se lassent de la nommer ainsi. Ce n'est pas au
hasard ni sans motif, car elle
est bien réellement leur Mère. Marie est notre Mère à tous, non pas selon la
chair, mais selon l'esprit : elle
est
III Combien est grand l'amour que nous porte Marie, notre Mère
Après avoir établi que Marie est notre Mère, il est juste
de considérer à quel point elle nous aime.
L'amour des parents envers leurs enfants est un amour nécessaire ; c'est pour
cette raison, suivant la
remarque de saint Thomas, que la loi divine, qui impose aux enfants
l'obligation d'aimer leurs parents, ne
fait point aux parents un précepte formel d'aimer leurs enfants. Lire
la suite
IV Marie est aussi
La bienheureuse Vierge n'est pas seulement
comme elle le déclarait un jour à sainte Brigitte, des sentiments tout maternels
pour les pécheurs, pour
ceux du moins qui sont résolus de s'amender. Oh ! quand
un pécheur veut changer de vie, vient se jeter
aux pieds de Marie il trouve cette bonne et miséricordieuse Mère bien plus
empressée à l'embrasser et à le
secourir, qu'aucune mère selon la chair ! Lire
la suite
CHAPITRE II : Notre vie, notre douceur
MARIE, NOTRE VIE, NOTRE DOUCEUR
I Marie est notre
vie, parce qu'elle nous obtient le pardon de nos péchés
L'Église veut que nous appelions Marie notre Vie. Pour bien
comprendre ce titre, il faut savoir que,
comme l'âme donne la vie au corps, ainsi la grâce de Dieu donne la vie à l'âme
; car, sans la grâce, l'âme
peut paraître vivante, mais en réalité elle est morte, selon ce qui est dit
dans l'Apocalypse. Ainsi Marie
rend la vie aux pécheurs, quand, par son intercession, elle leur obtient de
rentrer en grâce avec Dieu.
II Marie est notre vie, parce
qu'elle nous obtient la persévérance
La persévérance finale est un don
de Dieu, don si excellent, que, comme l'a déclaré le Concile de Trente,
il est purement gratuit, nous ne saurions le mériter ; néanmoins, selon
l'enseignement de saint Augustin ;
Dieu l'accorde à tous ceux qui le lui demandent ; et, suivant le Père Suarez,
on l'obtient infailliblement si
l'on a soin de le solliciter jusqu'à la fin de la vie ; car, dit Bellarmin, la
persévérance doit être demandée
tous les jours, pour être obtenue tous les jours. Or, s'il est vrai, dis-je,
que toutes les grâces qui nous
viennent de Dieu, passent par les mains de Marie, il sera également vrai que
nous ne pouvons espérer et
obtenir la grâce suprême de la persévérance, si ce n'est par l'entremise de
Marie. Et nous l'obtiendrons
indibutablement, si nous la lui demandons toujours
avec confiance ; c'est la récompense qu'elle promet à
tous ceux qui la servent fidèlement en cette vie : Ceux qui me glorifient
auront la vie éternelle. Ces
paroles lui sont appliquées par la sainte Église. Lire
la suite
III Marie
est notre douceur : elle rend la mort douce à ses serviteurs
L'ami sincère aime en tout temps ; et le frère se connaît
dans l'affliction. Les vrais amis et les vrais
parents ne sont pas bien connus dans les temps de prospérité, mais seulement
dans la détresse et la
misère. Les partisans du monde restent attachés à un ami tant que la fortune
lui sourit ; mais qu'il vienne
à essuyer quelque disgrâce, que surtout la mort approche, et aussitôt les amis
de s'éloigner. Marie n'agit
pas ainsi avec ceux qui lui sont dévoués : bonne Maîtresse et bonne Mère, elle
ne saurait abandonner ses
fidèles serviteurs dans leurs tribulations, surtout dans les angoisses de la
mort, qui sont les plus terribles
qu'on puisse éprouver ici-bas ; et, après avoir été notre Vie durant tout le
temps de cet exil, elle devient
notre Douceur au terme de notre carrière, en nous ménageant une mort douce et
heureuse. Lire
la suite
CHAPITRE III : O notre espérance, nous
vous saluons !
MARIE, NOTRE ESPÉRANCE
I
Marie est l'espérance de tous les hommes
Les hérétiques modernes sont révoltés de nous entendre
saluer et invoquer Marie comme notre
Espérance. Spes nostra,
salve ! Dieu seul, disent-ils, est notre espérance, et il maudit quiconque met
son
espérance dans la créature, car il est écrit : Malédiction à l'homme qui se
confie en un homme. Comment
donc Marie peut-elle être notre espérance, puisqu'elle est une simple créature
? Ainsi disent les hérétiques
; mais, nonobstant leurs clameurs, la sainte Église veut que, chaque jour, tous
les ecclésiastiques et tous
les religieux élèvent la voix vers Marie, et qu'au nom de tous les fidèles, ils
l'invoquent et la saluent du
nom si doux de notre Espérance, Espérance de tous les hommes : Spes nostra, salve ! " ô notre
Espérance, nous vous saluons ! " Lire
la suite
II
Marie est l'espérance des pécheurs
Après avoir créé la terre, Dieu fit deux grands luminaires,
l'un plus grand, pour présider au jour,
l'autre moindre, pour présider à la nuit. Selon le cardinal Hughes, le premier
de ces deux luminaires, le
soleil, est la figure de Jésus-Christ, dont la lumière éclaire les justes qui
vivent dans la grâce de Dieu ; et le
second, la lune, est la figure de Marie, dont la douce lueur reste aux
malheureux plongés dans la nuit du
péché. Marie étant donc cet astre propice aux pécheurs, que doit faire le
malheureux qui se trouve
environné des ténèbres de l'iniquité ? Puisqu'il a perdu la lumière du Soleil
de Justice en perdant la grâce
divine, répond Innocent III, qu'il tourne ses regards vers l'astre qui brille
pour lui ; qu'il invoque Marie ;
elle l'éclairera sur le malheur de son état et lui donnera la force d'en sortir
sans retard. Au dire de saint
Méthode, on pourrait à peine compter les conversions dues au
prières de Marie. Lire
la suite
CHAPITRE IV : Enfants d'Ève, pauvres exilés,
nous crions vers vous
MARIE, NOTRE SECOURS
I
Combien Marie est prompte à secourir ceux qui l'invoquent
Pauvres enfants de la malheureuse Ève, et, comme tels,
coupable aux yeux de Dieu de la même faute et
condamnés à la même peine, nous errons çà et là dans cette vallée de larmes,
exilés de notre patrie,
gémissant sous le poids de maux innombrables qui nous affligent dans le corps
et dans l'âme ! Mais, au
milieu de ces peines, heureux celui qui tourne souvent ses regards vers
Refuge des misérables, l'auguste Mère de Dieu, et l'invoque et la prie avec
ferveur ! Heureux, dit Marie,
celui qui écoute mes conseils, et qui veille continuellement aux portes de ma
miséricorde, pour
invoquer mon intercession et mon secours ! Lire
la suite
II Combien Marie est puissante à défendre
ceux qui l'invoquent contre les attaques du démon
La très sainte Vierge n'est pas seulement Reine du ciel et
des saints ; son pouvoir s'étend encore sur
l'enfer et sur les démons, dont elle a triomphé par l'héroïsme de ses vertus.
Déjà à l'origine du monde,
Dieu prédit au serpent infernal cette glorieuse victoire de notre Reine, et
l'empire que par suite elle devrait
exercer sur lui ; car, dès lors, il lui annonça la venue en ce monde d'une
Femme qui ruinerait sa puissance
: Je mettrai, lui dit-il, des inimitiés entre toi et la femme ; elle te brisera
la tête. Lire
la suite
CHAPITRE V : Nous soupirons vers vous,
gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes
MARIE, NOTRE MÉDIATRICE
I
Que l'intercession de Marie nous est nécessaire pour nous sauver
La foi nous enseigne qu'il est, non seulement permis, mais
encore utile et conforme à la piété, d'invoquer et de prier les saints, et
principalement leur Reine, la très sainte Vierge Marie, afin d'obtenir la grâce
divine par leur intercession Lire
la suite
II
Suite du même sujet
Un homme et une femme ayant coopéré à notre ruine, il
convenait, remarque saint Bernard, qu'un autre homme et une autre femme
coopérassent à notre réparation ; et c'est ce qu'ont fait Jésus et Marie. Sans
doute, ajoute-t-il, pour nous racheter, c'était assez de Jésus-Christ seul ;
mais il était plus convenable que les deux sexes concourussent à notre salut,
comme ils avaient concouru à notre perte. C'est pourquoi le bienheureux Albert
le Grand donne à Marie le titre de Coopératrice de
CHAPITRE VI : Montrez donc que vous êtes
notre avocate
MARIE, NOTRE AVOCATE
I
Marie est une Avocate assez puissante pour nous sauver tous
L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, qu'elles
ne peuvent jamais devenir leurs sujettes, alors même qu'ils seraient rois et
disposeraient d'un pouvoir absolu sur toutes les personnes vivant dans leurs
états. Aujourd'hui que Jésus-Christ est assis dans les cieux, son humanité
sainte y tient la première place à la droite du Père, en vertu de son union
hypostatique avec la personne du Verbe ; même en tant qu'homme, il a le
souverain domaine de tout le créé, sans en excepter Marie ; tel est
l'enseignement de saint Thomas ;
néanmoins, il reste toujours vrai que notre Rédempteur fut un certain temps
soumis à l'autorité de Marie. L'Évangile atteste en effet que, pendant sa vie
mortelle, Jésus voulut bien s'abaisser jusque-là : Il leur était soumis, dit
saint Luc. Saint Ambroise avance mêmequ'ayant daigné
prendre Marie pour sa Mère, Jésus-Christ était vraiment tenu, à ce titre, de
lui obéir. En parlant des autres élus, remarque Richard, on dit qu'ils sont
avec Dieu ; de Marie seule on peut dire qu'elle eut le double bonheur de se
tenir soumise à la volonté de Dieu, et de voir Dieu se soumettre à la sienne.
Des autres vierges, ajoute-t-il, il est écrit qu'elles suivent l'Agneau partout
où il va ; mais de
Si donc il est vrai que dans le ciel Marie ne peut plus
commander à son Fils , il est vrai aussi que ses
prières sont les prières d'une Mère, et, comme telles, bien propres à obtenir
tout ce qu'elles réclament. " C'est là le grand privilège de Marie, dit
saint Bonaventure, elle peut tout auprès de Dieu ". Pourquoi ? Précisément
pour la raison que nous venons d'indiquer, et que nous développerons ci-après,
savoir, que les prières de Marie, sont les prières d'une Mère. Lire
la suite
II
Marie est une Avocate compatissante, qui ne refuse pas de défendre la
cause des plus misérables
Combien de motifs nous font une loi d'aimer notre
affectueuse Reine ! Quand même on louerait Marie d'un bout de l'univers à
l'autre ; quand même on ne parlerait que de Marie dans tous les sermons ; quand
même tous les hommes donneraient leur vie pour l'amour de Marie, ce serait peu
encore pour honorer et reconnaître l'amour si tendre dont elle aime tous les
hommes, sans en excepter les plus misérables pécheurs, ceux-là du moins qui
conservent en elle quelque sentiment de dévotion. Lire
la suite
III Marie réconcilie les
pécheurs avec Dieu
La grâce de Dieu est pour toute âme un trésor extrêmement
désirable. " C'est un trésor infini, dit l'Esprit-Saint, car elle élève
ceux qui la possèdent à la dignité d'amis de Dieu ". Aussi, Jésus, notre
Rédempteur et notre Dieu, n'a pas dédaigné de donner ce titre à ceux qui sont
en état de grâce et de leur dire : Vous êtes mes amis. Ah ! maudit
soit le péché qui rompt les liens de cette belle amitiés ! Ce sont vos
iniquités, dit Isaïe, qui ont mis la division entre vous et votre Dieu ; maudit
soit le péché, qui, entrant dans une âme, la rend odieuse à Dieu, et, d'amie
qu'elle était de son Seigneur, la rend son ennemie, selon cette parole du Sage
: Dieu hait l'impie et son
impiété.
Que doit donc faire celui qui a le malheur de se trouver
dans l'inimitié de Dieu ? - Il faut qu'il cherche un médiateur, qui lui
obtienne son pardon et lui fasse recouvrer la divine amitié qu'il a perdue …Lire
la suite
CHAPITRE VII : Tournez vers nous vos yeux plein
de miséricorde
MARIE, NOTRE GARDIENNE
Marie est tout yeux pour compatir à nos
misères et les soulager
Saint Épiphane appelle
bienheureuse Vierge
CHAPITRE VIII : Et après
cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles
MARIE, NOTRE SALUT
I
Marie préserve de l'enfer ceux qui l'honorent
Il est impossible qu'un serviteur de Marie se damne, pourvu
qu'il la serve fidèlement et qu'il se recommande à elle. Lire
la suite
II
Marie secourt ses serviteurs dans le purgatoire
Heureuses les âmes qui se dévouent au service de cette
Reine compatissante ! elle ne se borne pas à les
secourir en cette vie, sa protection les suit dans le purgatoire, où elle les
assiste encore et les console. Ou plutôt, comme elles éprouvent là un plus
grand secours, vu leurs souffrances et l'impuissance où elles sont de se
soulager elles-mêmes, cette Mère de miséricorde redouble de zèle à leur venir en
aide. Selon saint Bernardin de Sienne, dans cette prison où gémissent des âmes
épouses de Jésus-Christ, Marie est
comme souveraine maîtresse, elle y jouit du plein pouvoir soit d'adoucir leurs
peines, soit même de les en délivrer entièrement. Lire
la suite
III
Marie conduit ses serviteurs au paradis
Oh ! le beau signe de
prédestination, que la dévotion à Marie ! La sainte Église, appliquant à cette
divine Mère les paroles de l'Ecclésiastique, lui fait dire pour la consolation
de ses serviteurs : J'ai cherché en tout mon repos, et je fixerai mon séjour
dans l'héritage du Seigneur. - Heureux donc, s'écrie le cardinal Hughes en commentant
ce texte ; heureux celui en qui Marie aura trouvé son repos ! La sainte Vierge,
parce qu'elle aime tous les hommes, s'efforce de faire régner dans tous les
coeurs la dévotion envers elle-même ; mais beaucoup ne veulent pas la recevoir,
ou ne la conservent pas ; heureux celui qui la reçoit et la conserve ! Lire
la suite
CHAPITRE IX : O clémente, ô bonne
CLÉMENCE ET BONTÉ DE MARIE
Combien sont grandes la clémence et la
bonté de Marie
Pour exprimer la merveilleuse bonté de Marie envers nous,
pauvres enfants d'Ève, saint Bernard l'appelle la véritable " terre
promise où coulent le lait et le miel ". Selon saint Léon, on devrait la
nommer, non pas simplement Reine miséricordieuse, mais la miséricorde en
personne, tellement ses entrailles maternelles surabondent de tendresse. Telle
était également la pensée de saint Bonaventure. Voyant d'un côté Marie devenue
Mère de Dieu en faveur des malheureux et investie de l'office de leur départir
les grâces ; songeant d'un autre côté à sa vive sollicitude pour eux tous, et à
l'extrême compassion qu'elle leur porte, et qui semble ne lui plus laisser
qu'un désir, celui de subvenir à leurs besoins ; le saint disait qu'en présence
de la bienheureuse Vierge, il oubliait presque la justice divine, pour ne plus
voir que la divine miséricorde dont elle est toute remplie. Voici ce passage
plein d'onction : " Oui, auguste Souveraine, quand je vous
regarde, je ne vous plus que miséricorde ; car c'est pour les misérables que
Dieu vous a faite sa Mère et vous a confié la charge de faire miséricorde ; il
n'est pas une misère qui vous trouve indifférente ; vous êtes tout enveloppée
de miséricorde ; vous semblez n'avoir à coeur que de faire miséricorde ". Lire
la suite
CHAPITRE X
O douce vierge Marie
DOUCEUR DU NOM DE MARIE
Combien le nom de Marie est doux pendant
la vie et à la mort
L'auguste nom de
" Le nom de Marie, dit saint Pierre Damien, fut tiré
du trésor de
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Supplique de l'auteur à Jésus et Marie
Mon très Aimant Rédempteur et Seigneur Jésus-Christ, moi
votre misérable serviteur, sachant combien
réjouissent votre coeur ceux qui s'efforcent de glorifier votre très sainte
Mère, que vous aimez tant, et que
vous désirez si vivement de voir aimée et honorée de tout le monde, j'ai formé
le dessein de publier ce
livre qui traite de ses gloires. Or, je ne sais à qui je pourrais mieux
recommander qu'à vous-même,
puisque vous avez tant à coeur la gloire de cette auguste Mère. C'est donc à
vous que je le dédie et le
recommande. Daignez agréer ce faible hommage de mon amour pour vous et pour
votre Mère chérie ;
protégez-le ; remplissez ceux qui le liront d'une pleine confiance et d'un
amour ardent envers cette Vierge
Immaculée, en qui vous avez placé l'espérance et le refuge de toutes les âmes
rachetées par vous. Et,
pour récompense de mon humble travail, je vous prie de m'accorder autant
d'amour envers Marie que j'ai
voulu en allumer par cet ouvrage dans le coeur de tous mes lecteurs.
Je m'adresse aussi à vous, ô ma douce Souveraine et ma
tendre Mère, Marie. Après Jésus, vous le savez,
c'est en vous que j'ai mis toute l'espérance de mon salut éternel ; car, tout
mon bien, ma conversion, ma
vocation à quitter le monde, et toutes les autres grâces que j'ai reçues de
Dieu, je m'en reconnais
redevable à votre intercession. Vous savez aussi que, pressé de vous voir aimée
de tous les hommes
comme vous le méritez, et de vous donner quelque marque de ma gratitude pour
les bienfaits que vous
m'avez prodigués, j'ai cherché sans cesse, en public et en particulier, à vous
faire connaître en tous lieux
et à inspirer à tous le goût des douces et salutaires pratiques de votre culte.
J'espère continuer ainsi
jusqu'à mon dernier souffle ; mais mon âge déjà avancé et ma santé affaiblie
m'avertissent que j'entrerai
bientôt dans l'éternité ; c'est pourquoi j'ai voulu, avant de mourir, laisser
au monde ce livre, afin qu'après
moi il continue à vous louer et à porter aussi les autres à publier vos gloires
et votre grande bonté envers
vos dévots serviteurs. Ma bien-aimée Reine ! j'ai la
confiance que ce pauvre don, quoique si inférieur à
votre mérite, ne laissera pas d'être agréable à votre coeur généreux, car c'est
un don tout d'amour.
Étendez donc cette main si douce qui m'a délivrée du monde et de l'enfer,
acceptez mon livre et
protégez-le comme une chose qui vous appartient. Mais sachez que j'attends de
vous, pour cette légère
offrande, une récompense : faites que désormais je vous aime plus ardemment, et
que chacun de ceux
entre les mains de qui parviendra cet ouvrage, s'embrase d'amour pour vous ;
qu'il sente aussitôt croître
en lui le désir de vous aimer et de vous voir aimer aussi des autres, et qu'en
conséquence il s'emploie de
tout coeur à publier vos louanges et à augmenter autant qu'il le pourra chez
les autres la confiance en
votre puissante intercession. Ainsi j'espère, ainsi soit-il.
ALPHONSE DE LIGUORI,
du Très Saint Rédempteur.
INTRODUCTION qu'il est nécessaire de lire
Mon cher Lecteur, et mon frère en Marie, puisque la
dévotion qui m'a porté à écrire et qui vous porte
maintenant à lire ce livre, nous rend tous deux heureux enfants de cette bonne
Mère, si vous entendez
dire que je pouvais m'épargner ce travail, vu qu'il existe déjà tant d'ouvrages
savants et renommés sur le
même sujet, répondez, je vous prie, par les paroles de l'abbé Francon, dans
La louange de Marie est une source tellement abondante, que, plus on la dilate,
plus elle se remplit, et,
plus on la remplit, plus elle se dilate. » En d'autres termes, cette
bienheureuse Vierge est si grande et si
sublime, que, plus on célèbre ses louanges, plus on trouve de nouveaux sujets
de la louer. Et, selon la
pensée de saint Augustin, quand même tous les membres des hommes se
changeraient en autant de
langues, ces langues, si nombreuses fussent-elles, ne sauraient la louer autant
qu'elle le mérite.
J'ai vu, il est vrai, une quantité innombrable de livres,
grands et petits, qui traitent des gloires de Marie ;
mais, considérant qu'ils sont ou fort rares ou trop volumineux ou peu conformes
à mon dessein, j'ai pris à
tâche d'extraire de tous les auteurs que j'ai pu avoir en main, et d'exposer
brièvement, comme on le verra
dans cet ouvrage, ce qu'il y a de plus exquis et de plus substantiel dans les
sentiments des Pères et des
théologiens. Mon désir a été que les personnes pieuses puissent avoir à peu de
frais un livre d'un usage
facile et propre à leur inspirer un ardent amour envers Marie ; et les prêtres,
des matériaux pour des
prédications tendant à favoriser le progrès du culte de cette divine Mère.
On est naturellement porté à parler souvent et à faire
l'éloge des personnes qu'on aime, afin de voir l'objet
de ses affections estimé et loué aussi des autres ; il faut donc supposer bien
faible l'amour de ceux qui,
tout en se glorifiant d'aimer Marie, pensent peu à parler d'elle et à la faire
aimer des autres. Bien
différente est la conduite de ceux qui aiment véritablement cette très aimable
Dame : ils voudraient publier
ses louanges en tout lieu et la voir aimée de tout le monde ; aussi, chaque
fois qu'ils le peuvent, soit en
public, soit en particulier, ils tâchent de communiquer à tous les coeurs les
heureuses flammes dont ils se
sentent embrasés envers leur bien-aimée Reine.
Pour se persuader du bien qu'on se fait à soi-même, et
qu'on procure aux peuples, en propageant la
dévotion envers Marie, il est bon d'entendre ce qu'en disent les docteurs.
Selon saint Bonaventure, ceux
qui s'emploient à publier les gloires de Marie, sont assurés du paradis ; ce
que confirme Richard de
Saint-Laurent, en disant qu'honorer
éternelle ; car, ajoute-t-il, cette Dame pleine de gratitude ne manquera pas
d'honorer dans l'autre monde
ceux qui ont soin de l'honorer dans celle-ci. Et qui d'ailleurs ignore cette
promesse de Marie elle-même à
ceux qui s'attachent à la faire connaître et aimer sur la terre : Ceux qui me
font connaître auront la vie
éternelle. Ces paroles, la sainte Église les applique à Marie, dans l'office de
son Immaculée Conception. -
Réjois-toi donc, mon âme, s'écriait saint
Bonaventure, qui a déployé tant de zèle à publier les grandeurs
de Marie ; tressaille de joie en elle ; car des biens sans nombre sont réservés
à ceux qui la glorifient. Et,
puisque les saintes Écritures, ajoute un autre auteur, sont remplies des
louanges de Marie, ne cessons pas
de célébrer de coeur et de bouche cette divine Mère, afin qu'un jour elle nous
conduise au royaume des
Bienheureux.
Le bienheureux Héming, évêque,
avait coutume de commencer ses sermons par les louanges de Marie.
La sainte Vierge apparut un jour à sainte Brigitte, et lui parla ainsi : «
Dites à ce prélat qui a coutume de
commencer ses sermons par mes louanges, que je veux lui servir de mère, que je
présenterai son âme à
Dieu, et qu'il fera une bonne mort ». En effet, il mourut saintement, en
priant, et dans une paix céleste. -
On rapporte ainsi d'un religieux dominicain, qui terminait ses sermons en
parlant de Marie, qu'elle lui
apparut au moment de sa mort, le défendit contre les démons, le fortifia, et
conduisit elle-même dans le
ciel son âme bienheureuse. - Le dévot Thomas a Kempis présente Marie
recommandant à son divin Fils
ceux qui publient ses kouanges, et la fait ainsi parler
: O mon Fils, ayez pitié d'une âme qui m'a aimée et
glorifiée.
Pour ce qui concerne l'utilité que retire le peuple de la
prédication des gloires de la divine Mère, saint
Anselme affirme que, l'auguste sein de Marie étant la voie par laquelle le Fils
de Dieu est venu ici-bas
sauver les pécheurs, il ne peut se faire que la prédication des louanges de
Marie n'amène pas les pécheurs
à se convertir et à se sauver. Et s'il est vrai, comme je le pense, s'il est
même indubitable, comme je le
prouverai au Chapitre Ve de cet ouvrage, que toutes les grâces nous sont
disposées uniquement par les
mains de Marie, et que tous ceux qui se sauvent, ne sont sauvés que par
l'entremise de cette divine Mère,
on peut dire, par une conséquence nécessaire, que le salut de tous les hommes
est attaché à la prédication
des grandeurs de Marie, et de la confiance en son intercession. Et c'est par ce
moyen, on le sait, que saint
Bernardin de Sienne sanctifia l'Italie, et que saint Dominique convertit tant
de provinces. Saint Louis
Bertrand ne prêchait jamais sans exhorter la dévotion envers Marie ; il en est
de même pour beaucoup
d'autres.
Le Père Paul Segneri le Jeune,
célèbre missionnaire, faisait dans toutes ses missions un sermon sur la
dévotion à Marie,et il l'appelait son sermon favori.
Et nous qui, dans nos missions, avons pour règle
invariable de ne jamais ommettre le sermon sur la
sainte Vierge, nous pouvons attester en toute vérité
qu'aucun discours, pour l'ordinaire, n'excite autant la componction, et ne produit
autant de fruit que le
sermon sur la miséricorde de Marie. Je dis : " Sur
Bernard, nous louons, il est vrai, son humilité, nous admirons sa virginité ;
mais, parce que nous sommes
de pauvres pécheurs, ce qui nous touche et nous attire davantage, c'est
d'entendre parler de sa
miséricorde ; et certes, c'est sa miséricorde que nous embrassons le plus
affectueusement, que nous nous
rappelons le plus souvent, et que nous invoquons le plus fréquemment.
Voilà pourquoi, dans cet ouvrage, laissant à d'autres le
soin de décrire les autres prérogatives de Marie, je
me suis principalement attaché à parler de sa grande miséricorde et de sa
puissante intercession. Dans ce
dessein, j'ai recueilli, autant qu'il m'a été possible par un travail de
plusieurs années, tout ce que les saints
Pères et les auteurs le plus célèbres ont dit de la miséricorde et de la
puissance de Marie ; et comme cette
miséricorde et cette puissance de la bienheureuse Vierge se trouvent merveilleusement
caractérisées dans
la magnifique antienne Salve Regina, que l'Église a elle-même approuvée et donnéee à réciter pendant la
majeure partie de l'année à tout le clergé, régulier et séculier, j'ai
entrepris d'expliquer cette dévote prière.
Pieux Lecteur, si vous agréez mon travail, comme je
l'espère, je vous prie de me recommander à la sainte
Vierge, afin qu'elle me donne une grande confiance en sa protection ; et si
vous me faites la charité de
demander pour moi cette grâce, qui que vous soyez, je vous promets de la
demander aussi pour vous. Oh
! heureux celui qui s'attache fortement, par l'amour
et la confiance, à ces deux ancres de salut, Jésus et
Marie ! Certainement, il ne périra point ! Disons donc, mon cher Lecteur, et
répétons l'un et l'autre du
fond de notre coeur, avec le dévot Alphonse Rodriguez : Jésus et Marie, doux
objets de mes amours !
que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que
je soit tout à vous, et plus aucunement à
moi-même. Aimons Jésus et Marie, et tâchons de nous sanctifier ; c'est la plus
grande fortune à laquelle
nous puissions aspirer. Adieu ! au revoir dans le paradis, aux pieds de cette
tendre Mère et de Fils si
aimant, pour les louer, les remercier, et les aimer ensemble, en jouissant de
leur douce présence pendant
toute l'éternité ! Amen.
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Rosaire : |
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- Dévotion à la
Vierge Marie par Saint Alphonse Marie de Liguori |
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- Dévotion à la
Vierge Marie par Saint Louis Marie Grignion de Monfort |
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Comment avoir |
Devenir un juste puis un Saint : |
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connaître le Ciel, le Purgatoire, l'Enfer : |
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